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Cie Les neuf filles de Zeus



Carte Postale Jusqu'au dernier souffle

Jusqu'au dernier souffle


d'après les Lettres d'amour des Poilus

Création novembre 2014

Musique, CATHERINE DELAUNAY

Grand-Père Dahyot



Catherine Delaunay, clarinettes, accordéon, scie musicale
Yann Karaquillo, comédien
Christophe Morisset, serpent, soubassophone, trombone
Pierrick Hardy, guitares, banjo, clarinette
Guillaume Roy, alto
Guillaume Séguron, contrebasse
Sandrine Le Grand, piano

Véronique Dumont, voix
Laurent Rousseau, machine

Hervé Samson, création lumière
Laurent Dahyot, son


UNE PRODUCTION LES NEUF FILLES DE ZEUS
EN COPRODUCTION AVEC LE RIVE GAUCHE
&
D'JAZZ NEVERS FESTIVAL




L'ADAMI, société des artistes-interprètes, gère et développe leurs droits en France et dans le monde pour une plus juste rémunération de leur talent. Elle les accompagne également avec ses aides aux projets artistiques.

Le spectacle Jusqu'au dernier souffle , a obtenu le Label MISSION DU CENTENAIRE


Jusqu'au dernier souffle a obtenu le soutien de l'ADAMI www.adami.fr

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Jusqu'au dernier souffle a obtenu le soutien de l'ADAMI grâce à la rémunération pour copie privée

Logo Adami La Culture avec la Copie Privée

Jusqu'au dernier souffle a obtenu le soutien de la SPEDIDAM www.spedidam.fr/

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Bibliographie : Lettres du front, Emile Sauvage (Editions Elan Sud), Constant et Gabrielle M, Des tranchées à l'alcôve, Correspondance amoureuse et érotique pendant la Grande Guerre (Editions imago), Je t'écris de la tranchée, Roland Dorgelès (Editions Albin Michel), Carnets de Campagne, Honoré Champcommunal (Editions Culture & Patrimoine du Limousin)Une minute de silence à nos arrières-grands-pères courageux, Thierry Dedieu (Editions Seuil)...



Carte Postale Grand-Père Dahyot




Après les chansons de marin, de voyage au long cours, de coeur et de grand large, de pluie et de vent, inspirées par les poèmes de Malcolm Lowry, j'ai choisi de rendre hommage aux Poilus, ces hommes de la Grande Guerre.

Lettres à une bien-aimée, à une mère, une soeur, un père, un parent, un ami... Lettres d'amour des Poilus.

J'ai découvert ces lettres d'amour recueillies notamment dans les ouvrages Des tranchées à l'alcôve, Constant et Gabrielle M, Lettres du front, Emile Sauvage, Paroles de poilus jean-Pierre Guéno... Egalement par la lecture de nombreux témoignages et documents mis au jour par les familles à l'occasion de la célébration du centenaire de la Grande Guerre.
Et, j'ai voulu aborder l'histoire de cette tragédie par des mots d'amour et d'humanité.

Il y a avait un grand nombre de Poilus musiciens, de tous horizons, et la musique semblait être d'un grand réconfort pour les soldats.
La grande musique côtoyait la musique traditionnelle à l'arrière du front. C'est pourquoi je joue deux pièces du répertoire classique pour clarinette et piano, avec ma grande compagne musicienne de toujours, Sandrine Le Grand.
La première rhapsodie de Claude Debussy, et les Quatre pièces d'Alban Berg (opus 5), dédiées à son professeurArnold Schönberg.


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La presse...

L'inouï jazze à Nevers

«Des moments d'anthologie, déjà, ces récents jours : Mec! (textes de Leprest), par l'inouï comédien Philippe Torreton et le peintre de la percussion Edward Perraud, Jusqu'au dernier souffle, création de Catherine Delaunay d'après les lettres d'amour des poilus de la Grande Guerre... Le 15 courir à la conférence " La Grande Guerre et ses musiques" ( ... )»
- L'Humanité - Fara C - Les coups de coeur de Fara C - 14 novembre 2014

Déchirant voyage dans le temps...

«En cette année centenaire, les mémoires de la Grande Guerre fleurissent comme les coquelicots.
Entre oraison martiale et souvenirs d'obus, il existe des chemins de traverse plus poétiques et moins convenus. Plus proche des hommes pris au piège de cette sale guerre, aussi. C'est cette voie qu'emprunte Catherine Delaunayavec Jusqu'au dernier souffle, créé après une semaine de résidence au Théâtre Le Rive gauche de Saint-Etienne-du-Rouvray, non loin de Rouen.

On s'en souvient : sur le magnifique Sois patient car le loup, écrit par a clarinettiste autour des textes du poète Malcolm Lowry, planait l'ombre du grand-père terre-neuva disparu en mer durant la Seconde Guerre mondiale. S'il ne s'agit pas ici du même conflit, on retrouve dans le choix de ces lettres de Poilus lues par deux acteurs - l'un sur scène, Yann Karaquillo et, en voix off, Véronique Dumont - un écho très personnel : celui du manque, de l'absence, du drame intime qui se dissout dans l'horreur collective.

L'oeuvre est introduite et ponctuée par des interludes par deux musiciens marqués par cette guerre, strong>Claude Debussy le patriote resté à l'arrière pour raisons de santé, avec la Première Rhapsodie, et le conscrit autrichien Alban Berg avec ses Quatre pièces. Ces duos entre Catherine Delaunay et la remarquable pianiste Sandrine Le Grand donne le ton aux lettres qui les suivent, comme un cachet de la Poste qui fait foi.


Mais pour l'accompagner dans ce déchirant voyage dans le temps, Catherine Delaunay s'est aussi entourée d'un quintet sans batterie. Au centre d'un dispositif de timbres qui peut passer en un instant d'un registre très populaire à des constructions savantes inspirées de l'Ecole de Vienne, Guillaume Séguron est une fois de plus à la contrebasse. Avec lui, l'altiste Guillaume Roy et le guitariste Pierrick Hardy forment une belle communauté de cordes qui savent entremêler et sonder le tréfonds de l'émotion, notamment quand la lecture prend des allures chorales : les lettres se mélangent en créant un effet kaléidoscopique rappelant le destin collectif de leurs auteurs. Parallèlement, la présence sur scène d'instruments-jouets et d'une " machine de tranchée " mettent l'accent sur l'inventivité des soldats, qui surent aussi tromper le désespoir grâce à la musique (on pense au violoncelle de fortune de Maurice Maréchal).

Ici encore tout se mêle : la peur et l'amour fou, le désir et la boue.Dans ces mots lourds de sens, Séguron revient à ses Nouvelles réponses des archives. Certains solos ont la fureur des bombes quand les cordes claquent aussi fort que les mots, mais la contrebasse sait aussi jouer l'apaisement à l'archet, notamment lorsque le serpent de Christophe Morisset se manifeste sur la ligne de front. L'emploi de cet instrument barique est la belle trouvaille de ce spectacle. Il apporte une patine hors du temps, à l'instar de ces Poilus qui s'évadent dans leurs songes. Face à Jusqu'au dernier souffle, on ne plonge pas seulement dans la tranchée, mais aussi dans la mémoire universelle.»

- Citizen Jazz - Franpi Barriaux - 17 novembre 2014

L'un des spectacles les plus poignants de l'histoire du festival...

«D'Jazz Nevers festival, le souffle de la diversité sur le festival.
Dans un silence de cathédrale, Catherine Delaunay a présenté Jusqu'au dernier souffle, son spectacle sur la Grande Guerre, hier soir après une journée riche en concerts et en animations. Pour D'Jazz, le 11 novembre n'est jamais un jour férié. C'est au contraire ce jour-là que le festival met le paquet et propose au public de passer son congé en musique, multipliant les propositions. Il s'est même mis au diapason de la commémoration nationale de la Grande Guerre, hier, avec en première partie de la soirée, Jusqu'au dernier souffle, émouvante création de Catherine Delaunay.
L'accompagnement musical, mélange de ritournelles populaires, de mélopées lugubres et d'extraits de Claude Debussy et d'Alban Berg, souligne la beauté oppressante de ces lettres envoyées par les soldats à leurs proches, femmes, parents, amis, enfants. Ce fut sans doute l'un des spectacles les plus poignants de l'histoire du festival.»

- Le Journal du Centre - Jean-Mathias Joly - 12 novembre 2014 - D'Jazz Nevers 28° édition

Une oeuvre digne qui n'ouvre jamais sur le moindre pathos...

«La longueur réduite de nos titres ne permet pas, très souvent, d'y inclure l'ensemble des manifestations d'une journée, dans les festivals comme celui de Nevers, et dans le cas d'un jour férié où les programmateurs s'en donnent à coeur joie. Le 11 novembre 2014, on fête donc à la fois la fin de la grande guerre (comme tous les ans), mais comme on est en 2014 on peut fêter aussi - le mot est tout à fait inadéquat - le premier centenaire de la même. D'où ce spectacle/concert "Jusqu'au dernier souffle", d'après les lettres d'amour des poilus de la grande guerre, musique de Catherine Delaunay.
...
C'est donc "tout ouïe" que j'ai pris place dans la salle Philippe-Genty de la Maison de la Culture, pour une soirée qui s'annonçait contrastée. Jusqu'au dernier souffle, c'est l'oeuvre de Catherine Delaunay (cl, scie musicale), entourée de Yann Karaquillo (voix), Guillaume Roy (alto), Guillaume Séguron (b), Christophe Morisset (serpent , tb, soubassophone), Pierrick Hardy (g, banjo) et Hervé Samson (lumières).En outre, elle est accompagnée par Sandrine Le Grand (p) pour deux pièces classiques qu'elle joue dans la soirée, la première Rhapsodie de Debussy pour clarinette et piano (1909-1910) et les magnifiques quatre pièces de Berg, op 5 (1913) pour les mêmes instruments. 
"Jusqu'au dernier souffle" : les poilus de la grande guerre ont écrit à leurs femmes, leurs familles, leur parents. Il leur a été répondu. Ils ont parfois écrit leur dernière lettre en sachant qu'ils allaient être fusillés le lendemain pour désertion. Choisir dans cette "littérature" involontaire, et mettre entre leurs lignes des musiques destinées à soutenir ou commenter le récitant, voilà le projet de Catherine Delaunay. Pour ce faire, elle s'est située dans le large espace qui existe entre les musiques dites "populaires" et celles qu'on nomme "savantes". Soit ; classique et traditionnel. Le modèle est simple, et il est quasiment "obligé" : les hommes engagés dans la guerre sont, dans une large mesure, mélangés entre les classes, les situations sociales.Les instruments (de fortune, comme on dit, très belle expression qui veut dire que le hasard joue en dehors de la richesse, voire contre elle) sont, eux aussi, au-delà des clivages sociaux. Catherine Delaunay s'est située, dans son écriture, dans une mi-distance respectueuse entre ces catégories. Elle a surtout laissé la charge émotionnelle aux textes, n'en rajoutant jamais dans son écriture. D'où une oeuvre digne, qui n'ouvre jamais sur le moindre pathos. On écoute ça avec la bonne distance également, et chaque instrumentiste est à sa place. On a aimé les échanges entre l'alto de Roy et la contrebasse de Séguron, les interventions de Morisset au serpent, la présence de la guitare de Pierrick Hardy, et bien sûr l'impeccable diction de Yann Karaquillo. Il faut que cette création soit jouée le plus souvent possible d'ici 2018. Et même après !!!»

- Jazz Magazine - Philippe Méziat - 11 novembre 2014 - D'Jazz Nevers 28° édition

Ce spectacle est de ceux qui transportent...

« Jusqu'au dernier souffle
Nous aurons l'occasion d'en reparler très vite dans Citizen Jazz, mais je souhaitais vite vite vous faire partager une photo du Spectacle de la clarinettiste Catherine Delaunay, qui était présenté après une semaine de résidence dans le beau Théâtre Le Rive Gauche de St Etienne du Rouvray, tout près de Rouen.
Mélange de textes de Poilus, lus de manière saisissante mais aussi kaléidoscopique par deux acteurs, ce spectacle est de ceux qui transportent à la fois dans de nombreux sentiments mêlés autre que le souvenir ou la nostalgie : la peur, la violence, le manque, l'amour, la solitude, l'horreur, l'attente, le silence...
L'occasion également de voir et d'entendre ce grand contrebassiste qu'est Guillaume Séguron et qui reste l'un de mes plus beau souvenir d'écriture et de partage sur la musique.
Ce spectacle va tourner ; ne le manquez pas.

- Sun Ship - Franpi - 4 novembre 2014 - Création Jusqu'au dernier souffle au Rive Gauche



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