Et c’était bien !

C’est fini, nini, et c’était bien !

SOIS PATIENT CAR LE LOUP, d’après les poèmes de Malcolm Lowry

Catherine Delaunay a découvert les poèmes de Malcolm Lowry dans le premier recueil de traductions qui en ait été publié, sous le titre “Pour l’amour de mourir”.
Leur musicalité lui a tout de suite semblé appeler le chant, les chansons. Chansons de marin, de voyage au long cours, de coeur et de grand large, de pluie et de vent. Comme une tresse d’histoires fabuleuses et de musique pure. Un spectacle en hommage à son grand-père Joseph, terre-neuvas, qui lui a été volé par la mer.

Catherine Delaunay a réuni les musiciens avec le soin qu’on prend à composer son équipage pour une traversée au long cours dans des climats extrêmes et changeants. John Greaves, voix & ukulélé, Catherine Delaunay, clarinettes & accordéon, Isabelle Olivier, harpe, Thierry Lhiver, trombone, Guillaume Séguron, contrebasse. Création décor, Isabelle Meunier. Tous les poèmes ont été traduits par Jean-François Goyet.

C’est fini aussi, sisi, et c’était bien !

LE CHIEN DÉGUISÉ EN VACHE
Bandeau LCDV WP 2020

Musiciens de jazz et musiques improvisées, les deux complices Catherine Delaunay (clarinettes) et Pascal Van den Heuvel (saxophones) ont mêlé leurs sensibilités respectives pour créer ce duo en 2006. Fraîcheur et spontanéité, légèreté et humour ; on respire, on s’étonne, on rit, on est transporté par ces deux souffleurs de musique et d’émotion.

Extraits de presse Le chien déguisé en vache

Un duo tendre et bondissant…
« Catherine Delaunay promène son talent indiscipliné sur les marges du jazz. Derrière des intitulés insolites, un duo tendre et bondissant où elle croise ses clarinettes avec les saxophones de Pascal Van den Heuvel. De la fantaisie et l’invention pour une musique qui ne manque pas d’air. »
Jazz Magazine – Lorraine Soliman – Novembre 2008 –

Lampions de fête et petits matins étoilés…
Catherine Delaunay apprécie plus que tout l’intimité, les amis et le plaisir de celle-là vécue avec ceux-ci dans Le jardin de Joseph ou Au café avec Claude. Son format de prédilection demeure le duo, peut-être par antinomie avec le nombreux Tous Dehors et, qu’elle décline des Tocade’S avec Bruno Tocanne, rompe le Silence dans les rangs avec Tatiana Lejude ou glisse voluptueusement
sur les calembours du Chien déguisé en vache en compagnie de Pascal Van den Heuvel, elle n’aime rien tant que la complicité de ces moments privilégiés.
Alors, elle se donne avec soin, polit le son de ses clarinettes, trouve des courbes inattendues, des respirations bienvenues, des harmoniques croisant en chemin celles de son partenaire. Le saxophoniste a d’ailleurs compris sur quel terrain il avait la chance d’évoluer pourvu qu’il n’y dresse aucune barrière intempestive. Il creuse donc, dans le sillage de la Dame, une ligne attentive, y sème les germes de la rencontre à venir, et, avec toute la patience dont il peut se targuer, dessine les contours qui ourleront la mélodie. Surtout, il a banni de ses instruments tout risque d’agressivité. Car, sans être pour autant un oiseau effarouché, Catherine Delaunay cherche tout sauf le conflit. Ce n’est pas pour cela qu’elle est venue, mais pour vivre un temps lumineux où, pour une fois, l’intelligence aurait eu gain de cause.
Aussi goûte-t-on des mets bien délicats au menu de ces 17 courtes pièces mitonnées avec tout le savoir-faire de compagnons artisans : du jazz, bien sûr, encore que cet idiome précis soit loin de définir la couleur générale de l’album, des contrepoints tirés sur le fil de la dissonance, de brefs échanges fondés sur le rythme ou de longues phrases épanouies sur toute l’amplitude du spectre.
Surtout, on y entend de l’ improvisation, terme hybride s’il en fut, évoquant moins l’esthétique abordée que la genèse du son lui-même, mais situant bien les interprètes dans cette zone ambiguë peuplée de tous les dangers et requérant toute la lucidité nécessaire au déni de la redite, des clichés et du prêt-à-jouer.
C’est donc en totale chute libre que la clarinettiste française, à l’origine de la fanfare de poche Y’en a qui manquent pas d’air et cheville ouvrière des ensembles de Laurent Dehors, du Simple sound de Régis Huby ou du Chaosmos d’Alain Blesing, entraîne le saxophoniste belge, néophyte en la matière, mais fasciné par cette disponibilité avec laquelle ils conjuguent au présent la tendresse,
l’humour, le désir, et la joie.
Rien de bien obscur dans tout cela, n’est-ce pas ?
Juste quelques rimes enguirlandées, lampions de fête et petits matins étoilés à tendre au-dessus de nos lits pour mieux conjurer nos cauchemars…
– Improjazz – Joël Pagier – janvier 2009 – Album Le chien déguisé en vache –

Le chien n’est peut-être pas un chien, ni la vache une vache …
«Catherine Delaunay et Pascal Van den Heuvel croisent et décroisent«Catherine Delaunay et Pascal Van den Heuvel croisent et décroisent les lignes de leurs instruments et dessinent d’une main preste dix-sept courtes esquisses, pour la plupart improvisées.

Du minimalisme bucolique du « Jardin de Joseph » ou « Odette est partie » aux réminiscences balkaniques de « Mon p’tit palud » et « La ballade d’Aïgor », le duo use de sons aux couleurs tendres (« Such a princess », une composition de
Catherine Delaunay, nostalgique et doucement surannée) ou vives (« La vache déguisée en chien »), avec une sorte de volonté d’enfance qui leur va bien au teint.
Ne vous fiez pas aux apparences : la naïveté est voulue, le chien n’est peut-être pas un chien, ni la vache une vache ; « Lost tango in Paris » est une valse et « Une valse dans les prés » n’en est pas une ; « Sors la poubelle avant d’aller danser » n’est pas une parodie de Sylvie Vartan, mais « Soir de Paris » est une authentique valse musette qui fleure le parfum de chez Bourjois « avec un J comme Joie » et une tour Eiffel sur la boîte bleue. « C’est encore loin » sonne un peu comme une chanson de halage… Vous suivez ? Tais-toi et rame.
Malicieux, les deux soufflants nous gratifient en cours de route de conversations instrumentales impromptues que nous devons comprendre à demi-mot, à demi-note, comme on essaie de saisir une discussion à la table voisine : « Au café avec Claude », « Tenderness », « Mon p’tit python »…
Elle se délecte à jouer les faux seconds rôles, les basses obligées. Il caresse voluptueusement les mediums et batifole dans les aigus avec la fougue d’un jeune chien dans l’herbe tendre. Tous deux affectionnent les volutes et les lignes virevoltantes, les sonorités rondes et dodues comme une petite madeleine, les teintes fraîches, les souvenirs de musiques populaires, les échanges de voix, les phrases qui finissent en suspens comme un sourcil levé. Le vôtre, peut-être, à la première écoute de cette subtile collection de vignettes musicales.»
Citizen Jazz – Diane Gastellu – Novembre 2008 –


C’est fini aussi, sisi, et c’était bien !

Y’EN A QUI MANQUENT PAS D’AIR, petite fanfare de rue et d’intérieur

Bandeau YAQ WP 2020

“Y’en a qui manquent pas d’air , et d’air (s), j’en manque pas, alors à vos oreilles, ça va souffler ! “ Catherine Delaunay a créé à la fin des années 1990 un petit orchestre de rue et d’intérieur. Une joyeuse bande de marins d’eau douce avec Catherine Delaunay, clarinette mib et saxophone soprano, Lionel Martin, saxophones, Daniel Casimir, trombone, Didier Havet, soubassophone, Bruno Tocanne, batterie.

D’autres moussaillons se sont joint à eux au cours de l’aventure, Tatiana Lejude, batterie, Etienne Plumer, batterie, Thierry Lhiver, trombone, Jacky Lignon, accordéon, Pascal van den Heuvel, saxophones, Laurent Brisard, conques et autres coquillages, Tom Walsh, trombone.

Extraits de presse Y’en a qui manquent pas d’air

Parcours originaux et créatifs en diable…
« Y’en a qui manquent pas d’air, quintet fanfaronnesque de Catherine Delaunay, avec Lionel Martin, Daniel Casimir, Didier Havet et Etienne Plumer. Cinq joyeux musiciens ont hissé la voile d’un petit navire turbulent, prompt à tous les louvoiements, pourvu qu’ils tissent des parcours originaux et créatifs en diable. La qualité première de ces audacieux personnages qui n’hésitent pas à saborder la facilité est, là encore, la complicité. La maîtrise instrumentale est bien sûr de rigueur (à Cluny, c’est banal…). L’ensemble est jubilatoire mais il ne masque pas les touches émotionnelles qui émergent au détour des notes. Catherine Delaunay tient là un bel équipage dont la liberté de ton touche au coeur. »
– Culture Jazz – Yves Dorison – août 2009 – Festival Jazz Campus en Clunisois –

Un charmant répertoire pour orphéon buissonnier…
« La clarinettiste Catherine Delaunay a écrit un charmant répertoire pour orphéon buissonnier.
Fragments mélodiques narquois enchaînés à la diable, rythmes voyous préférant la boiterie de l’impair, métal des instruments d’extérieur (le trombone de Daniel Casimir, le saxophone de Lionel Martin, le soubassophone de Didier Havet) teinté du bois de velours de la clarinette et plus souvent caressé que battu par Bruno Tocanne. Musique à vocation d’animation, d’illustration, d’ameublement, mais la qualité des arrangements, de l’orchestration et de l’interprétation nous fait dire que cet ameublement-là relève de l’ébénisterie d’art. A la lecture de la distribution, on s’en doutait un peu. D’autant plus qu’invitation est faite à l’improvisation, ici traitée plus sur le terrain du libre contrepoint hérité de la new thing que sur celui de la trame
harmonique. Une réussite du genre. »
– Jazzman – Frank Bergerot – février 2004 –

La profondeur d’une musique diablement envoûtante…
« Y en a qui manquent pas d’ air »… et encore moins de souffle, de bras, de clefs, de joie, de générosité et d’imagination… La profondeur d’une musique diablement envoûtante. Goûtez aux plus vifs débordements de la clarinette de Catherine Delaunay (et à ses infinies douceurs aussi), écoutez les murmures convulsés de Didier Havet, écoutez la liberté que s’offre (et que l’on offre) à la batterie…Un disque ravissant… mais bien plus que cela, vous vous en doutez ! »
– Impro Jazz – Luc Bouquet – mars 2003 –

Coeur de Lune, la fanfare est un monde en soi…
« Parfois refuge pour instrumentistes déficients, elle peut aussi regrouper des musiciens accomplis et faire naître une somme musicale qui dépasse les vertus de chacun. La clarinettiste Catherine Delaunay a constitué une fanfare qui ne comprend que cinq musiciens.
Une « fanfarette » ? Pourquoi pas ? Le résultat est enthousiasmant par la relative sophistication et finesse des arrangements, le côté primesautier des interventions solistes, le plaisir de jouer évident à l’écoute. On a l’esprit de la fanfare, sans le poids mais sans édulcorants. Un régal. »
– Répertoire – octobre 2003 – disque « Recommandé du mois »

Vivifiant… Variations sensibles, pleines de liberté et de talent…
« C’est une fanfare, de rue, d’intérieur, c’est cinq musiciens qui brassent leur musique au fil de leurs instruments. Catherine Delaunay, Lionel Martin, Daniel Casimir, Didier Havet et Bruno Tocanne, pour un univers où se rencontrent un jazz européen mâtiné de free et de classicisme, et des ambiances de film. Vivifiant, on entre dans la danse avec des variations d’un bel éclectisme, sensibles foutraques, pleines de liberté et de talent… »
– 491 – octobre 2002 –

Une des musiques les plus inspirées, aériennes et voyageuses qui soient…
« Y’en a qui manquent pas d’air » regroupe quelques musiciens irréductibles du jazz actuel, tous embarqués séparément dans des directions singulières, aventuriers en tambours et vents. Ensemble ils inventent une des musiques les plus inspirées, aériennes et voyageuses qui soient – à la fois populaire, charmeuse et tranquillement novatrice… »
– Nevers D’Jazz Festival – octobre 2002 –